Émergence du « off » et élargissement du « in »
1966 marque le début d'une importante ouverture. L'événement dure désormais un mois et accueille outre les productions du TNP, deux créations du théâtre de la Cité de Roger Planchon et Jacques Rosner, labellisé troupe permanente, et neuf spectacles de danse de Maurice Béjart et du Ballet du XXe siècle.
Mais le Festival est le reflet de la transformation du théâtre. Ainsi, en parallèle de la production des institutions dramatiques, théâtres et centres dramatiques nationaux, émergent à partir de 1966 et l'initiative du Théâtre des Carmes, un festival « off », non officiel et indépendant. Seule et sans intention de créer un mouvement, la compagnie d'André Benedetto est rejointe l'année suivante par d'autres troupes.
En réponse, Jean Vilar fait sortir le festival de la Cour d'honneur en 1967, et installe au cloître des Carmes, à côté du théâtre d'André Benedetto, une deuxième scène confiée au CDN du Sud-Est d'Antoine Bourseiller. Les autres centres dramatiques et théâtres nationaux présentent à leur tour leurs productions (Jorge Lavelli pour le Théâtre de l'Odéon, la Maison de la culture de Bourges), tandis que quatre nouveaux lieux sont investis dans la ville entre 1967 et 1971 (cloître des Célestins, Théâtre municipal et chapelle des Pénitents blancs complètent le cloître des Carmes), et le festival s'internationalise, à l'image des treize nations présentent lors des premières Rencontres internationales de jeunes organisées par les CEMEA, ou de la présence du Living Theatre en 1968[4],[2].
Cet élargissement des champs artistiques du « in » se poursuit les années suivantes, via les spectacles jeunesse de Catherine Dasté du Théâtre du Soleil, le cinéma avec les avant-premières de La Chinoise de Jean-Luc Godard dans la Cour d'honneur en 1967 et de Baisers volés de François Truffaut en 1968, le théâtre musical avec Orden par Jorge Lavelli en 1969, et la musique à partir de cette même année, sortant pour l'occasion des remparts de la ville pour investir l'église Saint-Théodorit d'Uzès.
En 1968, à travers l'interdiction de La Paillasse aux seins nus de Gérard Gelas à Villeneuve-lès-Avignon, le « off » fait une entrée dans le « in », la troupe étant invitée par Maurice Béjart à monter baillonnée sur la scène de la Cour d'honneur, et recevant le soutien du Living Theatre.
Vilar dirige le Festival jusqu'à sa mort en 1971. Cette année-là, trente-huit spectacles sont proposés en marge du festival.
De 1971 à 1979, Paul Puaux, héritier désigné, poursuit l’œuvre engagée. Source Wikipédia.
En 2009, décès d'André Benedetto, le fondateur du OFF. Le OFF a perdu son père fondateur. La Cité des Papes, un grand avignonnais. Le théâtre, un auteur exceptionnel. Source Avignon le Off Nous vous recommandons : Le Ring Le Funambule théâtre Théâtre du Monte charge Théâtre de l'Oulle